Angers SCO est sur le point de recruter Yann Karamoh, un ailier de 27 ans qui a passé par Porto, Torino et Caen. Le SCO a construit une réputation de débrouillard capable de faire des miracles avec des budgets contraints. Karamoh correspond à cette philosophie : un nom, un passé, des qualités indéniables, et une carrière qui n'a jamais tenu toutes ses promesses. Le profil idéal pour Angers, qui reconstruit avec les poches vides ou presque. Karamoh a signé à Porto à l'été 2025, libre après Torino. Un club de Ligue des champions, sur le papier une belle vitrine. En pratique : un match en Liga Portugal, huit rencontres avec l'équipe B pour deux buts. À 27 ans, relégué en équipe réserve d'un club portugais, la réalité est brutale. Il repart libre en juin 2026. Son historique Transfermarkt affiche 15,5 millions d'euros de montants totaux de transferts. Plus de 230 matchs en professionnel, dont 115 en Serie A et 69 en Ligue 1. Un bagage considérable pour un joueur qui n'a jamais vraiment pesé sur une saison entière. Le SCO n'est pas naïf. Boissier sait ce qu'il recrute : un joueur à potentiel variable, jamais fiable sur 34 journées, mais capable de changer un match sur une accélération ou un débordement. À Angers, dans un contexte de reconstruction en Ligue 1, ce profil a du sens. On ne lui demande pas de porter l'équipe. On lui demande d'exister sur son couloir, de créer des différences ponctuelles, et de retrouver un environnement stable après des années de nomadisme. Le contrat proposé, deux ans plus une option, est calibré pour le risque. Si Karamoh retrouve de la consistance, le SCO lève l'option. Si l'histoire se répète, la sortie est prévue. Boissier a déjà réussi ce type de pari.
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Angers SCO tente le pari d'un immense talent gâché
Angers SCO recrute Yann Karamoh, un joueur de 27 ans avec un potentiel variable, mais capable de changer un match sur une accélération ou un débordement.
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